Le syndrome prémenstruel, une fatalité ?

Volontiers agacée, irritable, envie de dévaliser le réfrigérateur et les placards … les rages de sucre, l’acné, lasse ou même déprimée… et comme ça tous les mois ?

C’est le fameux syndrome prémenstruel que constate la majorité des femmes juste avant leurs règles. Il peut aussi s’accompagner de gênes physiques : sensation de gonflement dû à une rétention d’eau de tensions dans les seins, voire des crises de larmes

Le syndrome prémenstruel (SPM) est lié à un déséquilibre hormonal avec une hyperoestrogernie et une hypoprogestéronémie mais le mécanisme est complexe et n’est pas encore entièrement élucidé.

D’autres facteurs ont été évoqués :

  • la prolactine,
  • les prostaglandines,
  • des phénomènes allergiques,
  • des modifications de la répartition de l’eau dans l’organisme,
  • de l’hypoglycémie,
  • une déficience en acide gamma-linoléique et omega 3
  • des déficits en vitamines (B6) et en sels minéraux (magnésium notamment)…
  • Le stress

Comment réduire ces gènes ?

En surveillant d’abord son hygiène de vie

Manger des oranges tous les matins ne fera pas disparaître le syndrome prémenstruel ni ses effets sur l’humeur, mais plusieurs études ont démontré que ce qu’on mange influe, via les vitamines et les sels minéraux, sur l’ampleur du SPM.

Le premier réflexe est donc d’adopter une alimentation équilibrée et de diminuer les sucres rapides (biscuits, barres chocolatées…) qui entraînent des hypoglycémies quelques heures plus tard. Il est également temps de faire une cure d’oligoéléments. Les femmes souffrant de SPM ont souvent un rapport magnésium/calcium plus faible que les autres.

Les hormones étant reliées entre elles, plusieurs peuvent être impliquées dans le syndrome prémenstruel. Par exemple, la glande thyroïde peut fonctionner au ralenti ou le niveau de cortisol peut être trop élevé. Le cortisol est l’une des hormones du stress. Il est sécrété par les glandes surrénales. Ces deux déséquilibres sont communs chez les femmes ayant un SPM.

Lors du syndrome prémenstruel, on peut noter une augmentation du niveau d’oestrogènes dans le sang et une diminution du niveau de progestérone. Le ratio estrogènes-progestérone est donc élevé. Il peut y avoir en plus une hypothyroïdie ou un niveau de prolactine élevé. La prolactine est souvent impliquée dans les cas d’infertilité.

Le foie et les intestins jouent un rôle important dans le SPM, puisqu’ils éliminent les oestrogènes. Toutefois, un foie surchargé et une flore intestinale déséquilibrée ne pourront pas accomplir ce travail de façon adéquate.

Pour le naturopathe les symptômes sont des signaux d’alarme d’un dysfonctionnement dont il devra identifier les causes. Dans ce cas-ci, il peut s’agir d’un excès d’œstrogènes, d’un manque de progestérone, d’un taux de prolactine élevé, d’hypothyroïdie, de stress, de dépression ou d’une déficience nutritionnelle.

Quelques conseils d’hygiène de vie

  • Consommer un minimum de sel, surtout si on fait de la rétention d’eau. Augmenter sa consommation de fruits et légumes frais, graines entières, haricots. Mangez plus de fibres, moins de gras animal et moins de féculents raffinés.

  • Bouger ! Plusieurs études ont démontré que les femmes qui font de l’activité physique régulièrement ne souffrent pas du syndrome prémenstruel aussi souvent que celles qui sont sédentaires. Cela permet aussi de diminuer les troubles de concentration, l’humeur négative, les changements dans le comportement et la douleur. Il est prouvé que l’activité physique réduit également l’anxiété et la dépression.

  • Apprendre à gérer son stress par des moyens efficaces comme la respiration profonde, à exécuter plusieurs fois par jour. Le stress affecte toutes les hormones. Pourquoi pas consulter une sophrologue pour vous aider ? !

  • Manger des aliments soufrés comme les choux cuits, les oignons, les poireaux et l’ail pour aider le bon fonctionnement du foie.

  • Améliorer la santé des intestins. Enrayer la constipation en consommant assez de fibres et un supplément probiotique. La prise de probiotiques sous cette forme permet d’avoir une flore intestinale en santé.

  • La vitamine B6 (pyridoxine) et le magnésium sont les nutriments les plus importants pour aider à enrayer le SPM. Un excès d’estrogènes accroit les besoins en ces nutriments, qui sont essentiels pour détoxifier ces hormones. Prendre un complexe vitaminique B dans lequel on retrouve au moins 50mg de B6, de préférence sous forme de pyridoxal-5-phosphate.

  • Surveiller son taux de magnésium. Il a été démontré que les globules rouges ont un taux de magnésium plus bas chez les femmes aux prises avec un syndrome prémenstruel. Une carence en magnésium peut être caractérisée par une instabilité émotionnelle, une nervosité excessive et des douleurs. Un essai clinique a démontré qu’une prise de magnésium réduisait la nervosité de 89 %, la sensibilité des seins de 96 % et le gain de poids de 95%. Un dosage de 12 mg par kilogramme (2,2 livres) est requis pour traiter le syndrome prémenstruel. 

  • Prendre un supplément d’oméga 3. Les propriétés des huiles de poissons sont connues: réduction de l’inflammation, fluidification du sang pour diminuer les caillots, amélioration de l’humeur, etc. On s’assure d’avoir une bonne qualité d’huile de poisson avec un niveau élevé d’EPA, principe actif que l’on cherche.

Plusieurs femmes vivent avec des symptômes prémenstruels incommodants pendant des années en pensant que c’est normal. Pour le naturopathe ce sont des signes d’un déséquilibre du corps auquel il faut réagir. Il vaut mieux régler ces problèmes rapidement pour éviter d’autres dysfonctionnements corporels.

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À propos

Je suis spécialisée dans la gestion du stress et l’accompagnement des femmes de 40 ans à la préménopause et ménopause, mais aussi des troubles féminins.

Transmettre est une passion et les rencontres sont toujours enrichissantes ! Je suis formatrice indépendante pour plusieurs organismes de formations en naturopathie.