Jeûner où comment faire le vide …

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…dans son corps

Même si le jeûne n’est pas une méthode d’amaigrissement, certains y voient le moyen de perdre avant tout leur surcharge pondérale. Privés d’apport calorique pendant une semaine, les jeûneurs se délestent d’environ 10 % de leur poids initial. Après cure, ils en reprennent généralement une partie, voire la totalité pour ceux qui ne modifient pas leurs habitudes alimentaires. Preuve que le jeûne, pratiqué à des fins purement diététiques, n’a d’intérêt que s’il est prolongé par une alimentation équilibrée et adaptée aux besoins énergétiques.

Faire une pause avec la nourriture 

Sur le plan psychologique, l’abstinence est riche d’enseignements. Elle permet de faire le tri entre les notions de faim, d’appétit et d’envie compulsive. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, on n’a pas faim !  Compte tenu de la richesse de notre alimentation, le corps dispose de telles réserves que la faim physiologique n’apparaîtrait pas avant trente ou quarante jours d’abstinence. Expérimenter « l’auto-restauration » conduit donc à revoir son sentiment de dépendance vis-à-vis de la nourriture, à travailler sur sa peur de manquer, à prendre de la distance par rapport à ses pulsions. 

Le plus difficile pour les jeûneurs ? Se détacher des sens. Car s’abstenir de manger, c’est surtout se priver des plaisirs de la table, des odeurs, des saveurs, etc. Cette maîtrise offre néanmoins une récompense : l’esprit s’en trouve plus clair, plus lucide… et le corps rajeunit ! 

Se régénérer de l’intérieur

Problème digestif, arthrose, eczéma, asthme, migraine, hypertension… On vient aussi au jeûne pour ses vertus thérapeutiques, même si elles ne sont pas reconnues par la médecine allopathique. Comment explique-t-on ces bienfaits ? Par la « détoxination », c’est-à-dire l’élimination des toxines dues à une alimentation trop riche, trop abondante ou de mauvaise qualité, à une accumulation de stress et à la pollution. En effet, la fonction assimilation étant réduite à néant pendant le jeûne, la fonction élimination peut jouer pleinement son rôle, rendant le système immunitaire plus performant.

Aujourd’hui, on sait que si l’élimination de ces toxines est régulière, le jeûneur peut espérer vivre plus longtemps, comme vient de le prouver sur des souris le Centre de recherche en gérontologie de Baltimore, aux Etats-Unis.

Ce nettoyage en profondeur, ce « décrassage » gage de longévité peut également aider les personnes dépressives. Ainsi, Maggy, hospitalisée pour dépression, a suivi pendant deux ans un régime strict préconisé par un naturopathe, avant de décider de jeûner « pour tout évacuer, les antidépresseurs et les soucis ».

Les résultats ont été si probants que son psychiatre, à l’origine hostile, lui a demandé l’adresse de Jeûne et Randonnée. Médecin naturopathe, le docteur Christian Charon ne s’étonne pas de ce succès, car, pour lui, « le jeûne est un outil qui permet de mettre l’individu dans un contexte favorable pour s’autoguérir, s’autorégénérer ». 

 

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À propos

Je suis spécialisée dans la gestion du stress et l’accompagnement des femmes de 40 ans à la préménopause et ménopause, mais aussi des troubles féminins.

Transmettre est une passion et les rencontres sont toujours enrichissantes ! Je suis formatrice indépendante pour plusieurs organismes de formations en naturopathie.