Prévenir l’ostéoporose, c’est possible

OSTEOPOROSE

L’ostéoporose, ou « maladie de l’os poreux », est une condition due à une multitude de facteurs et qui résulte de deux processus simultanés : la diminution progressive de la densité osseuse, la détérioration de « l’architecture » de l’os.

Les personnes atteintes d’ostéoporose peuvent expérimenter une modification de l’alignement du dos, occasionnant parfois des douleurs intenses, une réduction de la taille et, à une étape plus avancée, des fractures des poignets, des hanches ou des vertèbres.

Il ne faut pas confondre l’ostéoporose, qui peut être invalidante, avec la perte de masse et de densité osseuses, qui est un processus naturel, débutant dès l’âge de 30 ans, lié au vieillissement et sans conséquence sur la qualité de vie.

L’ostéoporose n’est pas liée à un manque de calcium mais plutôt à une mauvaise assimilation ou à une perte de minéraux et d’oligo-éléments, incluant le calcium, qui sont généralement causées par de mauvaises habitudes alimentaires.

Rien ne sert donc d’ajouter des doses toujours plus élevées de calcium dans votre alimentation, d’autant plus que vous risquez alors un déséquilibre minéral et des calcifications.

L’important, c’est de bien l’assimiler et de s’assurer de le conserver. En effet, si le corps est trop acidifié à cause d’un excès de stress ou de sucre, d’un manque d’oxygénation, d’un régime alimentaire insuffisant en légumes ou de la consommation de boissons gazeuses, il va chercher du calcium dans sa réserve : le squelette. Un tiers de cette réserve est facilement mobilisable et se perd aisément, ce qui peut entraîner une fragilité osseuse et de l’arthrose. Les diarrhées fréquentes, l’excès d’alcool, de caféine ou de sel et la consommation de son de blé nuisent également au métabolisme du calcium.

 

Quels sont les symptômes ?

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L’ostéoporose: une maladie silencieuse

En soi, l’ostéoporose est asymptomatique et indolore : c’est une maladie dite silencieuse. Elle n’est souvent dépistée que lorsqu’il est trop tard – au moment où survient une première fracture.

Suspicion d’ostéoporose

Seul un tassement vertébral sur trois s’accompagne d’une douleur aiguë. Certains signes feront néanmoins suspecter un ou plusieurs tassements vertébraux : une réduction de la taille ou une déformation de la colonne vertébrale qui modifie la posture.

Fracture: un symptôme d’ostéoporose ?

Une fracture peut être un premier signe de l’ostéoporose. Les plus courantes surviennent au niveau de la hanche, des vertèbres ou du poignet. Cependant, après 40-50 ans, toute fracture peut être considérée comme un symptôme potentiel d’ostéoporose et augmente le risque d’en subir une seconde.

Les fractures vertébrales n’ont rien à voir avec celles du bras ou de la jambe, car les vertèbres ne se brisent pas vraiment. Il serait plus correct de parler de tassement vertébral, car le corps de la vertèbre s’effondre partiellement ou complètement sur lui-même. Ce phénomène peut s’accompagner d’une douleur passagère – mais pas forcément.

 

Bon à savoir

Pourquoi l’ostéoporose concerne-t-elle principalement les femmes ? Parce que la masse osseuse d’une femme est généralement moindre que celle d’un homme; elle se détériore donc plus rapidement. 

On distingue 2 principaux types d’ostéoporose : l’ostéoporose primaire et l’ostéoporose secondaire.

L’ostéoporose primaire atteint le plus souvent les femmes après la ménopause. En outre, l’ostéoporose touche 2 fois plus de femmes âgées de plus de 70 ans que d’hommes du même groupe d’âge.

L’ostéoporose secondaire peut également s’observer parmi les personnes jeunes et d’âge moyen. Elle peut avoir comme origine :

  • des médicaments comme les corticostéroïdes ;
  • des affections chroniques comme l’anorexie mentale (un trouble de l’alimentation qui conduit à la malnutrition) ;
  • des exercices trop intenses – les règles des femmes qui font des exercices physiques avec une trop grande intensité pourraient s’arrêter ainsi que la sécrétion normale d’œstrogènes par les ovaires.

Parmi les facteurs susceptibles d’accroître le risque d’ostéoporose, on retrouve :

  • la chute du taux d’œstrogène après la ménopause : la perte osseuse s’accélère considérablement après la ménopause parce que les ovaires arrêtent de produire des œstrogènes, les hormones qui jouent un rôle primordial dans le processus de réparation du tissu osseux. Les athlètes de sexe féminin et les femmes qui souffrent d’anorexie mentale peuvent aussi courir un risque accru d’ostéoporose. Dans un cas comme dans l’autre, le cycle menstruel est perturbé, ou s’arrête, et les taux d’œstrogènes baissent de façon spectaculaire. Les femmes dont la ménopause a été précoce (avant 45 ans) courent un risque accru d’ostéoporose ;
     
  • les antécédents familiaux et le type corporel : l’ostéoporose tend à être plus fréquente au sein de certaines familles, notamment celles où les aînés se sont déjà fracturé un os, et encore plus si c’est un parent qui s’est fracturé la hanche. Le risque est plus important encore pour les personnes d’ascendance européenne ou asiatique. Les personnes minces ou d’ossature grêle courent aussi un risque accru d’ostéoporose ainsi que celles qui se sont déjà fracturé des vertèbres ; 
     
  • le mode de vie et l’état de santé : certains aspects du mode de vie comme le tabagisme, une consommation alcoolique immodérée, la prise de certains médicaments (dont les corticostéroïdes), certains troubles médicaux (comme ceux qui perturbent l’absorption des nutriments [par ex. la maladie de Crohn, la maladie cœliaque], l’hyperparathyroïdie primaire, la polyarthrite rhumatoïde et l’hypogonadisme) peuvent aussi jouer un rôle dans la perte osseuse. Il est plus probable que les personnes atteintes de diabète de type 2 se fracturent une hanche ou une épaule que les autres personnes ; 
     
  • le manque d’exercice physique : les os ont besoin d’être utilisés quotidiennement pour rester en santé. Les personnes physiquement actives risquent moins d’être atteintes d’ostéoporose, car leurs os sont plus solides et résisteront mieux aux effets du vieillissement. Par contre, la masse osseuse d’une personne qui est alitée ou inactive pendant très longtemps diminue très rapidement tandis que son risque d’ostéoporose augmente considérablement ;
     
  • le manque de calcium : l’alimentation des enfants, des adolescents et des adultes doit leur fournir la quantité recommandée de vitamines et de minéraux. Le calcium et la vitamine D jouent un rôle très important dans le maintien de la santé et de la solidité des os toute la vie durant, et donc dans la prévention de l’ostéoporose.

 Les autres facteurs causals sont :

  • le lieu de résidence (l’ostéoporose est nettement moins fréquente du fait du meilleur ensoleillement et de la consommation de fruits et légumes),
  • les apports alimentaires insuffisants en calcium et en ses cofixateurs : magnésium, silicium, zinc, vitamines B6, C, D et K,
  • la consommation excessive de sel, de phosphore ou de protéines d’origine animale,
  • certaines intoxications : tabagisme, alcoolisme, exposition au plomb,
  • l’existence d’une autre maladie, notamment : hypertension artérielle, hyperthyroïdie, diabète insulinodépendant, maladie de Parkinson…
  • la prise prolongée de certains remèdes : antivitamines K, corticoïdes, pansements gastriques contenant un sel d’aluminium, certains antiépileptiques…

 

Passer à l’action

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  • Bouger plus

Durant l’enfance et l’adolescence, faire de l’exercice permet de constituer un squelette plus résistant, donc de faire des réserves de masse osseuse pour l’âge adulte. Chez les femmes ménopausées, l’activité physique réduit le taux de perte osseuse et peut même conduire à un gain, dans certains cas. Par exemple, celles qui font du tai-chi, quel que soit leur âge, font moins de chutes et subissent moins de fractures de la hanche que celles qui n’en font pas.

  • Adopter de saines habitudes de vie et d’alimentation

Réduire sa consommation de tabac, d’alcool, de «voleurs de minéraux» (boissons gazeuses, aliments transformés, sucre, sel, protéines animales et caféine). Avoir une alimentation riche et diversifiée qui permet de fournir au corps et aux os tous les éléments dont ils ont besoin pour être et rester en bonne santé. Dormir plus, se relaxer, etc.

  • Adapter son environnement

Pour réduire les risques de fracture, il est important de prendre des précautions… Si nécessaire, installer des rampes, des tapis antidérapants, porter des semelles à crampons et utiliser un bâton de marche ou une marchette. Rappelons-nous que la majorité des ainées qui subissent des fractures ne font pas d’ostéoporose!

  • Faire des bilans de santé

Faire vérifier sa vue, son ouïe; vérifier également si la posologie des médicaments peut affecter la perception et nuire à l’équilibre.

  • Prendre en considération les thérapies alternatives

Phytothérapie, médecines traditionnelles, approche holistique, etc.

 

Alimentation, la clef de la protection

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Une alimentation trop acidifiante…décalcifie !

Il est en France et dans d’autres pays occidentaux une idée reçue qui a la vie dure, notamment grâce au matraquage publicitaire de l’agroalimentaire : la consommation quotidienne ou fréquente de laitages serait un facteur de prévention de l’ostéoporose. La raison invoquée en est simple : les laitages contiennent beaucoup de calcium ! Or le calcium est un composant fondamental des os.

Oui mais… 
Pour fonctionner correctement, notre organisme doit se situer dans une zone de pH équilibrée. Si ce pH est trop bas, donc trop acide, notre organisme ne peut pas fonctionner correctement. 

Or, l’acidité de notre organisme dépend directement de ce que nous mangeons : 
Les minéraux peuvent être classés en deux catégories selon leur effet sur le pH de l’organisme. 

  • Les minéraux « acidifiants » : le chlore, le soufre et le phosphore. 
  • Les minéraux « basiques » : le magnésium, le calcium, le sodium et le potassium. 

Si notre alimentation est trop acide, elle apporte trop de minéraux acidifiants : notre organisme, pour rétablir l’équilibre, va chercher des substances basiques qui par effet tampon diminuent l’acidité de l’organisme. 
Or, ces substances se trouvent notamment dans nos os, composés essentiellement de minéraux basiques (sous la forme de citrates et de bicarbonates). Mais l’os en libérant ainsi les minéraux qui le composent devient de plus en plus poreux : c’est l’ostéoporose. 

Les aliments les plus acidifiants sont : les protéines animales qui apportent des acides aminés souffrés, les céréales raffinées, les produits laitiers, le sel (fluorure de sodium)… Nous sommes loin du discours officiel…

 

Donc vous l’aurez compris l’alimentation est essentielle pour faire face à l’ostéoporose. Il faudra surtout faire attention à voir un apport en calcium suffisant  et c’est que cherchera à faire le naturopathe en vous aidant au travers de votre alimentation à rétablir  ce qui peut freiner une assimilation de calcium et vous aider à puiser celui-ci autrement que dans les produits laitiers qui rappelons le décalcifie plutôt qu’autre chose (si si vaste sujet que j’aborderai dans un autre billet)

  • Ce minéral se retrouvera dans un certain nombre d’aliments, mais il sera crucial, dans une perspective naturopathique, de faire en sorte d’assurer l’équilibre acido-basique de l’organisme (la balance du pH de l’organisme).
  • En effet, un déséquilibre (notamment une acidification) entraîne une modification des excrétions d’acide et d’hormones parathyroïdiennes au niveau du rein, ce qui favorise la résorption osseuse.
  • De plus, pour éliminer les déchets acides (les tamponner en quelque sorte), le corps va puiser dans ses réserves alcalines en extrayant les minéraux des os, d’où une fuite de calcium supplémentaire.
  • Pour ces raisons, les naturopathes ne conseillent pas de consommer des laitages comme cela s’entend le plus souvent, car ceux-ci sont acidifiants et ont donc tendance à favoriser la décalcification, tout à fait le contraire de l’effet recherché, donc.

L’ostéoporose ne frappe pas toutes les femmes ménopausées. Liée au mode de vie, elle concerne presque exclusivement les femmes vivant dans les pays « du Nord » (Europe, Amérique du Nord). L’alimentation, l’activité physique, l’ensoleillement jouent un rôle primordial dans le développement et la préservation de la santé osseuse.

 

Une complémentation nécessaire ?

La complémentation portera donc au niveau minéral sur le calcium, le magnésium (qui favorise la fixation du calcium sur l’os), le zinc.

Elle portera au niveau vitaminique sur les vitamines B6 (responsable du pontage des brins de collagène qui forment la trame osseuse), C (nécessaire à la synthèse du collagène sur lequel le calcium vient se fixer), D (indispensable à la fixation du calcium). La vitamine K, qui amène le calcium à se déposer au niveau du tissu osseux.

 Il est possible de réaliser cette complémentation en utilisant divers compléments alimentaires. Attention toutefois, il existe de très nombreux complexes minéralo-vitaminiques sur le marché. Souvent, ils contiennent des minéraux dont l’usage ne doit être que conditionnel : le cuivre, le fer et le manganèse qui, s’ils sont utiles en cas de carence, deviennent facteurs oxydants dès qu’ils sont en excès.

 

Conclusion naturopathique

Avec une réponse globale et structurée en commençant par une bonne hygiène de vie au quotidien sera de nature à permettre de réduire ou retarder les effets de l’ostéoporose, et ce quelle que soit sa constitution et son hérédité.

Une des premières actions à mener consiste à rétablir le métabolisme digestif afin de rééquilibrer la flore intestinale, ce qui suppose :
• une alimentation correcte en privilégiant les aliments les moins acidifiants et les plus riches en micro-nutriments basiques ;
• une digestion rapide, en privilégiant des associations alimentaires simples et une mastication suffisante.
Il conviendra également de favoriser l’élimination des acides 

Pour ce faire, hydrologie (bains chauds, sauna, enveloppements) et phytologie (plantes diurétiques) permettront de stimuler les émonctoires en s’assurant que le corps a suffisamment d’énergie pour assurer ce travail de drainage. 

Il faudra également inclure au programme une activité physique régulière afin d’assurer l’entretien et le renforcement des cellules osseuses, le travail du muscle permettant une meilleure nutrition de la cellule osseuse. 

Une supplémentation en minéraux, vitamines et enzymes organiques, respectant l’équilibre à la fois fragile et complexe de la synthèse de l’os, viendra compléter ce dispositif.

L’ostéoporose n’est pas une fatalité ! Dès lors que l’on comprend le processus d’intoxication du terrain et de l’impact d’une mauvaise nutrition qui nous font passer graduellement de la santé à la maladie. Le travail du naturopathe sera de tenter de rétablir le terrain en utilisant différentes techniques dans le cadre de ses cures de désintoxication et de revitalisation. Il s’agit de faire de la santé par une meilleure hygiène de vie, non de lutter contre la maladie, y compris par des moyens naturels.

 

Quelques livres… et sources

 

    

  • Le calcium, diététique en action, vol.12, no 1, printemps 1998.
  • Le lait actuel aide-t-il vraiment les os?, Carol Vachon, Éditions Convergent, 2002.
  • Devenir végétarien, Vesanto Melina, Victoria Harrison et Brenda Charbonneau Davis, Éditions de l’Homme, 1996. Preventing and Reversing Osteoporosis, A.R. Gaby, Prima Publishing, 1994.
  •  Julie Brière Le Guide Ressources, vol 18, no 1, septembre 2002
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À propos

Je suis spécialisée dans la gestion du stress et l’accompagnement des femmes de 40 ans à la préménopause et ménopause, mais aussi des troubles féminins.

Transmettre est une passion et les rencontres sont toujours enrichissantes ! Je suis formatrice indépendante pour plusieurs organismes de formations en naturopathie.