Purifiez votre air avec les plantes

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On ne le sait pas toujours, mais l’atmosphère de nos habitations est en réalité bien plus polluée que l’air extérieur. Même en ville. La faute à d’innombrables substances chimiques libérées par les moquettes, les peintures, les meubles, les produits d’entretien…

En clair, nos organismes sont quotidiennement exposés à des micropolluants qui, pour être totalement invisibles, n’en sont pas moins classés cancérigènes ou reprotoxiques. Cette menace qui pèse sur notre santé est d’autant plus forte que près de 90 % de l’air que nous inhalons provient d’espaces clos. Bonne nouvelle toutefois : c’est justement sur cette qualité de l’air intérieur que chacun peut agir le plus efficacement.

Comment ? Avant tout en aérant sa maison dix minutes par jour. Puis en y introduisant des «plantes dépolluantes». Plusieurs études ont en effet démontré la capacité de certaines espèces à «dissoudre» la plupart des molécules qui nous empêchent de respirer à fond. Le point sur cette bioépuration à la portée de tous.

Comment ça marche ?

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Pour faire simple, les polluants de l’air sont dans un premier temps absorbés par les feuilles, les tiges, les racines voire les micro-organismes présents dans la terre, avant d’être stockés, transformés ou purement et simplement éliminés. On doit cette géniale trouvaille à la Nasa, qui, dans les années 1980, cherchait une solution au problème du renouvellement de l’air dans les vaisseaux spatiaux et les stations orbitales. Depuis, d’autres travaux ont mis en évidence la fonction épuratrice des plantes, notamment le programme Phyt’air en France. Au total, une cinquantaine d’espèces auraient des vertus dépolluantes.

Faire l’autodiagnostic de sa maison

Si l’on veut assainir l’air de sa maison, encore faut-il savoir à quelles sources de pollution s’attaquer. Benzène ou ammoniac ? Formaldéhyde ou monoxyde de carbone ? Avant de déclarer ouverte la chasse aux microparticules, rien de mieux qu’un petit autodiagnostic.

Comment est-ce décoré chez moi ?

  • Les sols sont-ils recouverts de tapis, de moquette ou encore d’un parquet stratifié ?
  • En quoi sont fabriqués mes meubles ?
  • Les parfums d’ambiance et autres sprays désodorisants sont-ils omniprésents ?
  • Ai-je l’habitude de bricoler ?
  • Y a-t-il des fumeurs dans la famille ?
  • Où sont stockés les produits d’entretien ?
  • Combien d’appareils électriques y a-t-il par pièce ?

Une fois les réponses collectées, chacun pourra se reporter au tableau ci-contre et repérer les principales substances chimiques tapies dans la maison. Restera ensuite à sélectionner les plantes les mieux adaptées pour assainir l’air. À l’occasion, on pourra aussi en profiter pour jeter tissus et éléments décoratifs superflus, s’engager à étudier la composition des prochains objets convoités. Et, pourquoi pas, changer carrément ses habitudes : éviter les bombes de dépoussiérant, préférer les produits ménagers écolo, ouvrir grand les fenêtres quotidiennement, choisir des meubles en bois massif plutôt qu’en aggloméré… Bref, prévenir plutôt que guérir c’est le but premier de la naturopathie !

A chaque polluant sa plante !

Toutes les plantes vertes n’agissent pas sur les mêmes polluants. Pour assainir l’air, il est donc important de varier les espèces (voir le tableau ci-dessous). Alors que la fougère de Boston fait merveille sur le formaldéhyde, le Chlorophytum s’attaque essentiellement au toluène et au monoxyde de carbone. Le Gerbera combat le benzène, tandis que la sansevière (ou langue de belle-mère) peut absorber le trichloréthylène, le toluène et le xylène. Quant au cactus colonnaire, il excelle contre les ondes électromagnétiques…

La plus répandue : Le chlorophytum

naturo chlorophytum

Il élimine le monoxyde de carbone et le formaldéhyde. Le Chlorophytum ou plante araignée, a été évaluée dans le cadre du programme PHYTAIR . Il a montré son efficacité à absorber le monoxyde de carbone, le formaldéhyde et le toluène.

En 24 heures le chlorophytum vient à bout de 86 % du formaldéhyde et de 96 % du monoxyde de carbone contenus dans l’air. Il rend ainsi l’air de nos maisons plus respirables et nous préserve des allergies. Les travaux de la NASA ont également mis en avant sa capacité à absorber le xylène.

Le Chlorophytum est facile à cultiver en intérieur. Elle aime une lumière forte pour conserver sa coloration de ses feuilles mais elle profite sans problème sous un éclairage moyen. Il a besoin d’une température entre 10 et 18°C. L’arrosage doit être modéré.
Pour le maintenir en forme, on l’arrosera une fois par semaine. Il résiste à de courtes périodes de sècheresse (ses racines sont remplies d’eau) mais aussi à un arrosage trop important.

Il aimera une fois par mois un peu d’engrais pour plantes vertes, au printemps et en été. Ses petites boutures sont amusantes à multiplier : en les mettant dans un verre d’eau on peut voir se former les racines. Il fait merveille dans les massifs en été.

 

Le cactus cierge : contre les ondes

naturo cactus cierge

Le cactus cierge a des vertus dépolluantes en éliminant les ondes électromagnétiques produites par les ordinateurs, les télévisions, le wifi et les fours à micro-ondes

Placez  plusieurs cactus cierge près des lieux stratégiques de votre maison ou de votre bureau. Dans la cuisine, non loin du four à micro-ondes. Dans le salon, près des téléphones mobiles, ordinateurs et téléviseurs.

Le cactus cierge a besoin de luminosité et ne craint pas l’exposition au soleil direct. Au printemps, après la mi-mai sortez vos cactus et acclimatez les progressivement au grand air. Le cactus peut supporter des températures avoisinant les 30°C en été. Si vous souhaitez qu’il refleurisse en été, maintenez le à une température de 10°C en hiver.

En été, un peu d’eau une fois par semaine suffit et un arrosage tous les mois en hiver. Ne l’arrosez pas trop, vous risqueriez de le faire pourrir. Ne laissez pas d’eau stagner au fond du pot c’est pourquoi il faut vous assurer que le drainage est efficace.
A cet effet, disposez donc une bonne couche de gravier au fond du pot, en terre cuite de préférence et ajoutez une couche de sable ou de gravier sur 1cm en surface pour éviter les éclaboussures de terre lors de l’arrosage. 
Arrosez toujours tôt le matin ou dans la soirée.
Pour le fertiliser, apportez lui de l’engrais spécial cactées au démarrage de la végétation puis régulièrement tous les 15 jours.

  • Nettoyez vos cactus de temps en temps avec un pinceau afin d’ôter la poussière sans vous piquer.
  • Pour une pousse régulière et homogène, tournez votre pot.
  • Rempotez vos cactus tous les 3 ou 4 ans avec du terreau spécial cactus. Comme la croissance des cactus est légère, choisissez un pot à peine plus grand que le premier.

 

L’azalée contre l’amoniac

naturo azalée

 L’azalée, plante dépolluante et assainissante, lutte contre l’ammoniac, à mettre donc de préférence près d’un évier. L’azalée est en effet la meilleure mangeuse de l’ammoniac contenu dans les produits de vaisselle et les dégraissants en tous genres.

  •  L’ammoniac se trouve aussi dans les produits nettoyants pour sol,et donc placez l’azalée près du carrelage, linoléum, baladum, etc.. Utilisez plusieurs pots si besoin.
  • Eloignez l’azalée des sources de chaleur et maintenez son terreau humide en l’arrosant peu mais fréquemment. Suite à sa floraison replantez la dans un pot plus grand, dans un mélange tourbe / terre de bruyère.
  • En été, placez la dans un endroit ombragé dans votre jardin.

 

Le gerbera anti COV

naturo plantes GERBERA

Cette grosse marguerite aux couleurs chaudes est une plante dépolluante non toxique qui peut être conservée longtemps si on y prend soin. Par ailleurs, cette plante dépolluante absorbe presque tous les COV (Composés organiques volatils) existent par milliers (solvants, détergents, peintures, encres, produits ménagers, revêtements de meubles, … etc.) , huiles essentielles, les parfums d’ambiance et l’encens. Bien qu’elle nécessite beaucoup de lumière, vous pouvez la mettre partout dans la maison.

 

La sansevière contre le tabac

La sansevière supprime la fumée de tabac et le benzène. Elle absorbe par son feuillage les émanations toxiques comme par exemple le trichloréthylène.

 Sansevieria est une plante qui vient d’Afrique tropicale et qui est réputée pour sa résistance. De conservation facile elle résiste aux mauvais soins, à la chaleur et aux arrosages irréguliers. Elle vit cependant mieux près d’une fenêtre orientée au sud et protégée du soleil direct. Arrosez la une fois par semaine en été, toutes les deux semaines l’hiver ou quand la terre est sèche.

 

Une plante pour 10 m2

Le saviez-vous ? La composition de 3 plantes désintoxique 30m². Nous passons 80 % de notre temps dans des lieux clos où l’air est chargé de substances nocives. L’air intérieur est de 5 à 10 fois plus pollué qu’à l’extérieur. 7 à 20 % des cancers sont liés à des facteurs environnementaux En 20 ans, le nombre de maladies « allergènes » respiratoires a doublé.

Combien faut-il installer de plantes chez soi pour un effet «détox» optimal ? Même s’il est encore difficile de répondre ­précisément à cette question, on ­préconise généralement de placer une plante pour une surface de 9 à 10 m². Plus il y a de plantes, plus l’air sera sain et plus l’humidité qu’elles dégagent sera bénéfique à la santé. Éviter ­toutefois l’effet jungle, qui générerait trop d’humidité. Pour un salon de 25 à 30 m², compter quatre plantes de tailles différentes.

Quelles plantes pour vos pièces ?

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plus de tableaux > Plantes dépolluantes

Pour en savoir plus :

     

Plant’air pur

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À propos

Je suis spécialisée dans la gestion du stress et l’accompagnement des femmes de 40 ans à la préménopause et ménopause, mais aussi des troubles féminins.

Transmettre est une passion et les rencontres sont toujours enrichissantes ! Je suis formatrice indépendante pour plusieurs organismes de formations en naturopathie.